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02/08/2017

MA VISION DE L'ECRITURE

MA VISION DE L' ECRITURE

J’écris pour deux raisons fondamentales. La première, elle est de l’ordre de la logique : oui, étant gamin, j’avais le sentiment que j’étais programmé pour devenir un écrivain, et j’avais rêvé comme Icare (qui avait rêvé de fabriquer un jour un avion) que je serai un jour un écrivain. Oui, le fruit de mon rêve est vraiment réel et lucide. Oui, l’écriture et moi : c’est comme une longue histoire d’amour.
La deuxième, elle est de l’ordre thérapeutique. J ‘écris pour me guérir, pour me soigner de mes manques, de mes envies, de mes douleurs et, bien sûr, de mes colères. Des lors, j’appartiens à cette race qui pense que créer seul ne suffit pas à faire un créateur. Le véritable créateur, le créateur authentique a l’obligation, le devoir d’être un danger, une menace permanente et perpétuelle, non négociable et non manipulable, pour toutes les formes de leurres, de frustrations, de mépris et, à l’égard des définitions établies, des croyances, des pratiques héritées qui veulent endoctriner, prostituer la pensée, la pensée de la communauté. En conséquence, je me considère ,avant tout, comme un intellectuel et un philosophe qui doit crier-même parfois dans le désert-, se dire, provoquer, choquer , s’engager, analyser les problèmes de la société et leur trouver des solutions, parfois radicales, afin que la société avance et ne périsse pas.
C’est pourquoi, la poésie est, pour moi, la forme par excellence, la forme la plus achevée de la subversion car, fait acte d’écriture poétique, c’est décider d’être libre, c’est décider de dire avec des mots invisibles ce que les mots ([qui] ne sont que carcasses /simples calebasses /bouillonnant /de sens) veulent dire, pour parler comme le poète Josué Guèbo. Ainsi donc, le geste poétique est un geste de liberté et de libération ; c’est une parole essentiellement radicale qui refuse de se plier aux normes et aux règles de la langue. C ‘est donc une parole de rébellion au sens littéral du terme. Par ailleurs, j’entends souvent dire que « le Beau » qui est fils unique de la poésie se résume essentiellement à la rime. Non, c’est du leurre ! La rime n ‘est qu’un piler, un élément, un facteur caractéristique, parmi tant d’autres, de ce qu’on nomme « le Beau ».
Pour terminer, je dirai qu’en Côte d’ivoire, je me sens plus proche de la poésie du poète Josué Guèbo, le président de l’association des écrivains de cote d’ivoire (L’AECI). Quant à l’extérieur, je suis l’un des amoureux de la poésie du jeune poète haïtien, James noël, qui est l’une des étoiles montantes de la poésie haïtienne et, partant, de la littérature haïtienne.
(mail : immaclemessie@yahoo.fr)

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Immac Adokan Kouadio,poète

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