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02/08/2017

LUCARNE SUR UN ÉCRIVAIN IVOIRIEN

Lucarne sur un écrivain ivoirien (1) : ISAÏE BITON KOULIBALY ou à l’image du dragon Asiatique !

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ISAÏE BITON … ! Quelle effluve savoureuse transportée dans le subconscient de ses lecteurs ! C’est un peu comme un palais enchanteur ! Vous pouvez imaginer ! Voilà un écrivain qui est arrivé à imposer sa gamme, son style à un lectorat qui y trouve son plaisir, son bonheur.
La démarche heuristique, pour ne pas dire visionnaire de l’écriture Bitonnienne, se trouve certainement dans la psyché de l’écrivain lui-même, dans le reflet du dragon Asiatique. Oui, il faudrait aller interroger cette écriture qui touche à la « méta-structure » de la société ivoirienne comme des strates , des « micro-couches » qui ont cette particularité là d’ éveiller les fibres émotionnelles de son lectorat et ,surtout ,son lectorat féminin au prisme de ce que l’écrivain nomme sa trinité ( politique , religion et femme).
La femme ? Ne vous méprenez pas ! L’écriture Bitonnienne va bel et bien au-delà du troisième point de sa trinité. Et c’est là, l’erreur somme toute fratricide que bien des puristes de la littérature ivoirienne avaient commit. C’est donc une joie pour nous d’avoir été l’un de ceux qui ont écrit un article « Hommage à ISAÏE BITON KOULIBALY » pour interroger même l’essence de cette écriture qui mérite une place d’honneur aux travaux de réflexions scientifiques. Autant vous dire que les choses ont commencé à évoluer au niveau de la sphère universitaire ivoirienne et c’est de bon gré, c’est tout naturellement une logique.
Pourquoi et comment intégré l’écriture Bitonnienne à la sphère universitaire ivoirienne ? Est-elle une écriture en marge des canons régis par la sphère universitaire ?
Voilà deux questions intelligentes !
Commençons par la seconde, la plus brillante.
La prolixité et la constante de cet écrivain ivoirien est tributaire, à notre avis, du dynamisme et à la jeunesse de la population ivoirienne- je veux dire la jeunesse au niveau du mental, de l’économie, de l’éducation etc. ; je pense que cela est philosophiquement correcte que l’univers de cet écrivain ivoirien est sous-tendu par une peinture réaliste de la société ivoirienne dont la danse endiablée, envoûtante se nomme les rumeurs sociales.
Le deuxième sous point de cette interrogation est sans doute la littérature ivoirienne qui est jeune. Et c’est encore philosophiquement correcte qu’elle évolue par étape, par temps fort - c’est tout en son honneur ! Mais pour apporter du crédit à ce niveau de notre analyse, donnons d’abord ce que la sphère universitaire entend par littérature ou écriture en marge ; puis nous scannerons l’actualité littéraire de notre pays que nous observons, suivons minutieusement de seconde en seconde, de minutes en minutes, d’heure en heure…
Eh bien, ce que les puristes de la chose universitaire entendent par littérature ou écriture en marge se trouve en deux catégories : le fond et la forme. Dans le fond, il s’agit d’une littérature ou d’une écriture qui donne pleinement place aux thèmes comme la politique…. Et, surtout, elle intègre l’imagination, l’inspiration et la réflexion. Quant à la forme, elle donne place à l’esthétique. Dès lors, une telle écriture qui ne respecte pas ces principes est taxée d’écriture en marge donc synonyme de rejet par les institutions littéraires. D’où tout livre suspecté de forte vente est taxé de littérature ou d’écriture en marge.
Pour revenir à l’actualité littéraire ivoirienne que nous avons énoncée supra, nous ne passerons pas sous silence le cas de l’écrivaine Fatou Fanny Cissé dont le livre « Une femme pour deux hommes » édité par la maison d’édition NEI à connu en moins d’un mois une rupture de stock. Suspicion ? Doute ?...
Quant à la première question, nous pouvons dire que l’écriture Bitonnienne a fait ses preuves à l’extérieur ; ces deux livres : Et pourtant elle pleurait et la bête noire sont édités dans des langues étrangères. Mieux, dans une sphère littéraire comme le Gabon un travail universitaire (une thèse de doctorat) est consacré sur ses œuvres. Oui, ISAÏE BITON est à l’image du dragon Asiatique !
Oui, il faudrait comme le disait Henri N’koumo (lors de la dédicace du dernier livre de l’auteur en date « Le jour de demain»), directeur du livre au ministère de la culture et de la francophonie, organiser un colloque pour interroger l’écriture de ce dragon des lettres ivoirienne !
Mais il faudrait qu’il ne soit pas un simple vœu émis par le directeur du livre ; il ne faudrait pas que ce vœu reste dans les tiroirs – il faudrait sans trop hésiter (commençant par « l’émetteur » lui-même) le mettre en action sur le terrain et le rendre dynamique !

Immac Adokan Kouadio, Ecrivain

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